Pour que nul n’oublie

A quelques jours de la commémoration du 163 ème anniversaire de la prise de Laghouat, découvrons à travers cet aperçu, un des événements les plus marquants de l’histoire de l’Algérie. Le 03 Décembre 1852, L’assaut général fut lancé contre la ville de Laghouat sous le commandement du général Pilissier avec une armée forte de 6 000 assaillants. Les troupes coloniales françaises occupent la ville après des combats sanglants et une farouche1 résistance populaire. Sous les ordres de BENACEUR BEN CHOHRA et Cherif Ben Abdellah, La population de la ville livra une résistance héroïque face à un ennemi dont l’effectif et les moyens utilisés, n’ont en rien entaché le courage des Laghouatis. Le 04 Décembre 1852, Laghouat est prise après de lourdes pertes infligées à l’occupant. Néanmoins, ce dernier n’a pas pu mettre la main sur les dirigeants de la résistance puisque ceux-ci ont pu s’échapper, à la faveur de la nuit, pour aller continuer leur lutte anti-coloniale ailleurs avec d’autres chefs de la résistance comme Bouchoucha originaire de la région. Pour les historiens, c’était un génocide. Les chiffres avancés sont de 3627 tués sur 6000 habitants autrement dit les deux tiers de la population de la cité qui ont été décimé. Par ailleurs, ces mêmes spécialistes évoquent l’usage, pour la première fois, de l’armement chimique, une sorte de chloroforme qui désintègre tout sur son passage. Voici comment décrivait l’officier Saint-Arnaud la prise de Laghouat, à laquelle il assista « Le carnage fut affreux ; les habitations, les tentes des étrangers dressées sur les places, les rues, les cours furent jonchées de cadavres. Une statistique faite à tête reposée et d’après les meilleurs renseignements, après la prise, constate le chiffre de 2 300 hommes, femmes ou enfants tués ; mais le chiffre de blessés fut insignifiant, cela se conçoit. Les soldats, furieux d’être canardés par une lucarne, une porte entrebâillée, un trou de la terrasse, se ruaient dans l’intérieur et y lardaient impitoyablement tout ce qui s’y trouvait ; vous comprenez que, dans le désordre, souvent dans l’ombre, ils ne s’attardaient pas à établir de distinction d’âge ni de sexe : ils frappaient partout et sans crier gare ! » Ce qui resta de la population autochtone, n’a jamais accepté le fait accompli et la résistance au colonisateur n’avait jamais cessé pour autant. C’est ainsi que les insurrections se succédaient, ce qui a fait dire au Colonel marguerite en 1864, « un certain malaise pèse sur le peuple arabe depuis deux ou trois ans… L’autorité, divisée, a démontré dans ces luttes nos faiblesses au peuple arabe et s’est dépouillée ainsi de son prestige… » Cette résistance permanente, fructueuse et en même temps meurtrière a contribué, à l’instar du reste du pays, à réaliser l’objectif du peuple Algériens celui de l’indépendance de l’Algérie fêtée le 05 Juillet 1962.

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