A un post sur le retrait des subventions généralisées de produits, des amis légitimement inquiets, pour le pouvoir d’achat des classes dites moyennes en Algérie, ont posé la question habituelle en Algérie.

Qu’adviendra-t- il du pouvoir d’achat des classes moyennes?, et ou trouver l’argent pour soutenir les revenus?  Et tout le drame est dans ces deux questions! La première étant que le vocable de classe moyenne emprunté à Europe toute proche, est mal usité en Algérie, dans la mesure ou la rente n’offre aucune possibilité de classification rationnelle de la société.

Le rôle échu aux classes dites moyennes en Europe, n’étant pas exactement le même qu’en Algérie, et les revenus de toutes les classes n’ayant pas la même origine que chez nous. En Europe les revenus intermédiaires dénommés classes moyennes, sont un suite de pignons dans un engrenage de production de biens, services et services publics, participant d’un mécanisme plus large ayant une vocation aussi bien economique que de bien être reparti et de puissance politique.

Chez nous, toutes les classes supposées avec différents déguisement empruntés ailleurs, fonctionnent comme des ponctions dans une tubulure à alimentation unique et non des pignons dans un mécanisme inexistant.

Cette alimentation n’ayant strictement aucune relation avec la productivité des uns et des autres, ne peut maintenir le même débit en aval, une fois tarie en amont. La lutte des classes, étant réduite chez nous à une lutte de positionnement aux postes et carrefours de la rente, elle ne peux être appréhendée selon la lecture chère aux marxistes de tous horizons, ni encore moins sous la grille de l’orthodoxie financière libérale.

La deuxième question qui donne le Tournis aux gouvernants, avant les gouvernés, est : Ou trouver l’argent? Et là chacun a sa petite idée, qui consiste à lorgner dans la poche du vis à vis, en sacralisant la sienne! Mais juste pour trouver l’argent, qui maintienne son train de vie, et non pour trouver le moyen de pérenniser un tant soit peu ce niveau factice, par une mécanisme de production de biens ou de services efficients.

Tous fonctionne, comme dans une sorte de service d’intendance, ou chacun est aligné dans la cour de la caserne pour sa dotation habituelle, et même en munitions, ceux qui restent à la caserne veulent avoir plus sinon autant de rations de combat et de munition que ceux qui partent en ratissage. Et tout le monde soupçonne les gens de l’intendance de ponctionner en amont, ce qui vient à se faire rare en aval, ce qui n’est pas faux dans l’absolu, mais n’explique pas tout.

La réponse, est que si nous considérons le dinar comme de l’argent, on peut ramasser tous les dinars se trouvant dans les poches qui dérangent, et refaire le partage des rentes, et cela ne changera strictement rien à l’équation en l’absence de dollars.

Mais si nous considérons le dollar comme l’argent, là il faudra se résigner à vivre avec moitié moins de dollars que d’habitude, en attendant de produire ce qui nous dispensera de raisonner en dollars, et de faire de notre monnaie autre chose qu’un paravent du dollar roi.

Et pour produire, le meilleur moyen d’ y parvenir relativement, est de casse la machine à corruption et parasitisme généralisé, que sont les subventions. Parler de pouvoir d’achat dans un pays, se trouvant dans notre situation, revient à disserter sur le menu des différents ponts du Titanic, après le choc avec l’Iceberg Fatal.

Raisonner avec cette logique, c’est assumer le risque de régler la question du pouvoir d’achat, de manière radicale par l’absence pure et simple de choses à acheter et non pas leur renchérissement.

Le cas du Venezuela, que nous n’avons évité provisoirement que par les réserves de change, est pourtant bien evident, pour ceux qui veulent continuer une démarche suicidaire en l’imposant au corps social en entier, par convenance personnelle . Il viendra un temps ou celui qui aura deux chèvres une poule et quatre arbres fruitiers, sera la classe moyenne du moment, quelque soit son niveau d’études et son poste précédent dans le système de rente.

et à moins de le braquer avec une arme, je ne vois pas comment il pourra lâcher une partie de sa pitance, à ceux qui ont été éloignés des chèvres pour un emploi sans objet dans un système economique inexistant sans sa source unique de rente.

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