À partir du IIIe siècle après J-C, une pratique de l’église catholique romaine est née, « l’achat d’indulgences ».

L’achat d’indulgences était la possibilité pour un croyant de racheter ses péchés en contrepartie d’un acte de piété (pèlerinage, mortification, prière), ou d’un don. Le don est devenu l’objet d’un commerce lucratif.

Le commerce des indulgences s’est développé au XVIème siècle dans une société dominée par la violence, la peur de l’enfer et de la mort et les épidémies. Nous sommes à un siècle de la philosophie des lumières. Une des indulgences les plus célèbres est l’expiation des péchés et l’accession au paradis de tout croyant qui contribuerait à bâtir la colossale basilique Saint Pierre.

Il aura fallu attendre Martin Luther et la réforme protestante pour que soit remise en cause l’indulgence en échange de sommes d’argent ou de travaux qui serviraient les desseins de l’Eglise, appelées les « œuvres de l’église ». Celles-ci étaient très liées aux guerres de religions, surtout au XVIe siècle. Ce qui n’est pas étonnant vu la facilité de racheter ses péchés.

Luther dénonçait justement les dérives de cette pratique, qui permettait à des criminels de se laver les mains de leurs actions ici-bas, à la manière de Ponce Pilate, puisque le sujet s’y prête.

Lorsque j’ai lu cet article, ci-dessous, et que des passeports pour le paradis ont été trouvés à Raqqa, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le lien. Les passeports ne portent aucune mention à part « musulman » pour le nom et « propagateur de l’islam » en profession. Les passeports sont réservés aux kamikazes. Le prix à payer pour une place au paradis pour ceux qui n’ont rien d’autre à espérer parmi nous.

La bonne nouvelle c’est que l’obscurantisme a fait éclore la renaissance malgré lui. Il ne reste plus qu’à atteindre les abysses avant de voir jaillir de la plume des hommes et des femmes la science et le progrès pour défier la mort et la décadence.

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