Pour défendre la statue de la fontaine de Ain Fouara de Sétif, dénoncer le crime de sa défiguration on a les mains nues. On n’aura pas avec nous des Chaines TV mercenaires, des journaux petits fils du FIS et du GIA, ni les émirs repentis, ni les baroudeurs de la Langue Arabe comme identité exclusive, ni les Associations d’Etudiants Talibanisés défendant Chemsou le Clown. Ni le MSP de Mokri et de Soltani, ni l’association des Ulémas (assis) ne diront rien. Il ne s’agit pas de tomber sur une femme en jupe, ni de la loi pénalisant le harcèlement sexuel, ni d’El Qods à libérer avec la salive et les jets d’oignons et les insultes contre ceux qui pensent autrement la « Solidarité ». Nous n’aurons pas la coupole pour des rassemblements pour sauver notre pays. Nous avons déjà contre nous Ouyahia quand il a reçu Mezrag le tueur qui assume. Et aussi la Réconciliation qui donne du lait, des dattes et de l’impunité pour les égorgeurs. Ils étaient tous cuisiniers au Maquis nous dira-t-ton. Nous n’aurons ni l’armée pour défendre ce pays contre sa talibanisation, ni la police mobilisée pour frapper sur le vivant algérien, les Kabyles et les démocrates, et qui supplie avec douceur et presque à genoux un destructeur au burin de nos richesses. Les réconciliateurs vont parler d’actes isolés et solitaires. Sur les réseaux le Daechien de Sétif est déjà salué en héros parce que c’est le héros de la culture qui avance : celle de Daech, sponsorisé par la rapine, la corruption et un Régime qui voit dans le populo-islamisme un outil pour se faire centenaire.

Mon Dieu quelle douleur ! Et quelle sentiment d’impuissance ! Que faire pour ce pays et pour le défendre ? Prendre encore une fois les armes ? Se constituer en milices pour défendre cette terre puisque ce Régime ne le fait pas, ne le veut pas ? Nos ancêtres l’ont fait et il nous faut penser à le faire, sinon penser à partir et avouer nos défaites. Pourquoi faut-il aujourd’hui laisser ce pays à des rats en barbes et des idéologues de la soumission ? Nous avons trop longtemps baissé les yeux alors que les tueurs se sont eux, pas nous. Nous nous sommes sentis coupables parce qu’ils ont joué sur cette religion, se sont présentés en propriétaires de Dieu et de son islam et nous ont accusé d’être traitres et étrangers. Ces islamistes ont bien compris : il faut des armes, des réseaux, des lieux de rassemblements, des médias et des vigilances sur tout, au bas de chaque statut, livres, lieux et cultures, déclarations. Nous devons faire de même : réseaux, lieux de rassemblements, manifestations, outrances mêmes, dénonciations, harcèlement sur le Net et par la présence, marches et surveillance, inquisiteurs nous aussi. Ne plus rien lâcher, les traduire en justice, les surveiller pour en dénoncer les hypocrisies et les corruptions, les cupidités basses et les intelligences avec les pays tierces qui les financent et les aident. Il faut frapper. Nous, on n’a tué personne et nous n’avons rien à nous faire pardonner. Sauf nos lâchetés devant ces colons.

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