Hier, après le tumulte du sacrifice, après les tonnes de viande découpées, enveloppées, préparées, j’ai décidé de faire un tour sur les réseaux sociaux.

Je cherchais des nouvelles à propos du terroriste de Tiaret, je voulais en savoir plus sur ce monstre. Savoir sa situation familiale, sociale et pourquoi pas psychologique.

Je tombe sur deux ou trois articles qui décrivent précisément l’environnement de Abou Djihad le monstre. Je le parcours et des questions m’assaillent pendant que je fais défiler le curseur vers le bas.

Pour qui travaille-t-il ? Fait-il partie des terroristes locaux ou a-t-il été embauché par une firme terroriste internationale ?

S’il fait partie des maquisards cuvée 2011, que prévoit la loi à leur sujet ? Quand est-ce que l’amnistie cessera ? Je ne veux pas pardonner à un terroriste qui a rejoint le maquis en 2011. Il doit payer comme tous les autres traîtres à la nation.

Du pilleur à l’assassin, la justice doit se réveiller. La justice ne peut pas se permettre de fermer les yeux devant l’avenir chancelant de la République.

Puis, je décide d’arrêter d’y penser car ça me provoque des montées de tension. Je vais jeter un coup d’œil aux réactions et commentaires…

D’habitude les algériens qui sont si prompts à réagir, qui en font des tonnes pour peu de choses, les algériens n’ont rien dit.

A part deux trois complotistes çà et là… Les réactions étaient peu nombreuses, désespérées, blasées, fatiguées.

La réaction , elle se lit sur nos visages faussement joyeux. La tristesse qui a enveloppé le pays en ces jours de fête est la plus grande réaction que l’on puisse avoir. La plus grande tristesse est souvent celle que l’on s’efforce de cacher.

Alors nous en sommes là, terrassés par une succession de mauvaises nouvelles qui ne permettent même pas que l’on fasse le deuil de la précédente.

Ça commence par un avenir incertain, trouver un boulot et tenter de gagner sa vie décemment, en passant par une mauvaise gouvernance qui dilapide les deniers publics, qui ment sur nos capacités de survivre et qui reconnaît finalement qu’elle avait menti.

Alors on va s’en sortir ou pas ? C’est quoi le plan ?

En attendant, la rentrée c’est maintenant. Après Ramadan, après les vacances d’été, après l’Aid, il faudra encore piocher dans une tire-lire déjà vide.

Acheter tout ce qu’il faut pour la rentrée c’est bien concret, l’inflation aussi est bien concrète. Un billet de 2000da à la capitale ça ne vaut plus son pesant d’or.

On va acheter des fournitures de khorti avec notre argent de khorti, et on va continuer à être représentés par les Khoroto qui ont érigé le Khorotisme en modèle. 

Partagez sur vos réseaux sociaux à partir de Chouf-Chouf.com !