Et si le prix du baril de pétrole tombait à 20 dollars ?

C’est cette hypothèse qu’à livrée vendredi 11 septembre une note de la banque d’affaires Goldman Sachs : un baril à moins de 20 dollars. Certes, ce n’est qu’une hypothèse de travail à ce stade, mais les économistes de la banque d’affaires ne l’exclut pas, même si ce n’est pas leur scénario de référence.  »Le marché du pétrole est encore plus excédentaire que prévu et nous estimons aujourd’hui que ce surplus va persister en 2016 avec la poursuite de la croissance de la production de l’OPEP, l’exploitation résiliente des pays non membres du cartel et le ralentissement de la croissance de la demande, avec des risques d’une consommation encore plus faible compte tenu du ralentissement de la Chine et de son impact négatif sur les pays émergents », indique ainsi la note de Goldman Sachs.  »Bien que cela ne soit pas notre scénario de base, le potentiel pour que les prix du pétrole tombent à de tels niveaux, que nous estimons à environ 20$ le baril, est de plus en plus grand alors que les stocks continuent à grossir », ajoute la banque dans sa note.

Pour Goldman Sachs, le prix plus probable serait de 42$ dans trois mois, 40$ dans six mois et à 45$ dans un an. En-dessous des 50$, donc. Pour l’Algérie, ce n’est bien sûr pas une bonne nouvelle. Le pétrole constitue la principale ressource du pays et la baisse continue de ses cours érode substantiellement ses recettes, dégradant davantage encore la situation économique globale du pays. Le 8 septembre, la Banque d’Algérie annonçait ainsi que les réserves de change avaient fondu de près de 20 milliards de dollars (18 milliards d’euros) en six mois, précisément à cause de la chute des cours du brut, passant de 179 milliards de dollars fin décembre 2014 à 159 milliards de dollars fin juin 2015. Fin juillet, l’office de statistiques des douanes indiquait par ailleurs qu’en 6 mois seulement, l’Algérie avait perdu près de la moitié de ses revenus pétroliers (– 43,71 %). Conséquence : une balance des paiements qui ne cesse de se dégrader et une monnaie dont la valeur s’érode.

Face à cette situation, qui selon tous les pronostics va continuer à s’aggraver, le gouvernement ne réagit que de façon homéopathique, comme s’il attendait une bonne surprise qui, de toute évidence, ne viendra pas. Certes, le nécessité de ne pas réduire les dépenses sociales diminue ses marges de manoeuvre, l’obligeant à augmenter quelques taxes ici et là ou à en créer de nouvelles, mais ce n’est pas cette politique purement réactive, de court-terme, qui sauvera le pays du choc inévitable qui se profile. Ce sont des réformes de fond qui sont nécessaires et doivent être engagées tout de suite : refonte du code des investissements pour attirer les investisseurs étrangers, modernisation du secteur bancaire, réforme du système de contrôle des changes, lutte implacable contre la corruption et la prédation, développement de zones franches, etc. L’urgence n’est pas de dépenser de l’argent public, car il n’en restera bientôt plus, mais d’attirer des fonds privés, des investisseurs, pour prendre le relais des investissements publics.

A. Bouzar.

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